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  HISTOIRE
Samuel De Champlaim effectue sa première visite au Cap-Tourmente en 1623. Dès 1626, en juillet, il y fait construire la première ferme dans la vallée du Saint-Laurent qui deviendra, au début de la colonie, le « grenier » de Québec.
Par la suite, la Côte des « beaux-prés », comme l’appelle Champlain, accueille ses premières familles; Auber, Bacon, Bélanger, Boucher, Cloutier, Cochon, Côté, Doyon, Drouin, Fortin, Gagnon, Gaignon, Gariépy, Giroust, Gravel, Guiyon, Letardif, Parent, Poulin, Thibault. C’est ainsi que la Côte devient le « Berceau de l’Amérique Française ».

La Municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré succède de plein droit à la Corporation du Conseil de Comté de Montmorency (division No 1) _________ la division No 2 étant celle du Conseil de Comté de l’Île d’Orléans. _________ structure municipale ayant tenu sa première assemblée, le 12 juillet 1856, en vertu de l’Acte des municipalités et des chemins du Bas-Canada entré en vigueur le 1er juillet 1855 et, sa dernière, le 25 novembre 1981.

Le 21 novembre 1979, l’Assemblée nationale du Québec sanctionne la Loi sur l’aménagement et l’urbanisme (1979, chapitre 51). Dès lors s’enclenche un processus de consultation publique permettant de définir le territoire de chacune des municipalités régionales de comté (MRC) et dont l’aboutissement sera la création de chacune d’elle.

Dans le cadre de cette démarche, celle de la délimitation territoriale, nous verrons l’ancien territoire du Comté de Montmorency No 1 se redéfinir. Les villes de Beaupré, Château-Richer et Sainte-Anne-de-Beaupré réintègrent cette nouvelle entité (M.R.C.) tandis que la municipalité de Sainte-Brigitte-de-Laval en demande son retrait pour se joindre à la M.R.C. de La Jacques-Cartier. Pour sa part, la base militaire située au Mont-Apica, à l’extrême nord du T.N.O. Lac-Jacques-Cartier, demande d’être intégrée à la M.R.C. Lac-Saint-Jean-Est.

Le 23 septembre 1981, le Conseil exécutif par Décret portant le numéro 2598-81 émet les lettres patentes constituant la « Municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré ». Celles-ci seront enregistrées le 2 novembre 1981 par le sous-registraire adjoint du Québec, madame Anita Lapointe, et publiées dans la Gazette Officielle du Québec, le 11 novembre 1981 (113e année, no 50).

Les lettres patentes stipulent que :

«La première séance du conseil de la Municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré sera tenue le deuxième mercredi juridique suivant l’entrée en vigueur des lettres patentes. Elle aura lieu à l’hôtel de ville de la ville de Sainte-Anne-de-Beaupré.

Monsieur Jacques Pichette, secrétaire-trésorier de la corporation du comté de Montmorency No 1, agira comme secrétaire-trésorier de la Municipalité régionale de comté de La Côte-de-Beaupré jusqu’à la fin de la première séance du conseil.»



De toute l’histoire de la Corporation du Comté de Montmorency No 1 et de la M.R.C. de La Côte-de-Beaupré, cette séance fut la seule à s’être tenue à l’extérieur du chef lieu de comté de la municipalité de Château-Richer.

C’est à la session du 20 janvier 1982 que le conseil retient le projet d’armoiries préparé par le secrétaire-trésorier, en collaboration avec le révérend père Laurent Proulx, rédemptoriste (héraldiste) et se donne pour devise :


« S’UNIR POUR SERVIR »

1. Les « oies blanches » dans le ciel, représentant le Cap Tourmente, lieu de migrations des grandes oies.
2. La « maison ancestrale », représentant le patrimoine qui évoque l’arrivée et l’implantation des colons en Nouvelle-France sur la Côte-de-Beaupré.
3. Les « pentes de ski », représentant le Parc du Mont Sainte-Anne.
4. La « croix rouge » surmontée de la couronne de la Bonne Sainte-Anne, représentant le centre de pèlerinage de la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré et la religion catholique.
5. L’ « arbre », représentant la forêt pour ses richesses naturelles (exploitation forestière, chasse et pêche).
6. La « charrue », représentant les bonnes terres agricoles de la Côte-de-Beaupré.
7. L’« eau », représentant le fleuve Saint-Laurent qui borne le sud de la MRC.


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